"A l'intérieur je rêve de pouvoir te toucher
A l'intérieur je crains de ne pouvoir en rêver
A l'intérieur je suis le tout et son contraire
A l'intérieur l'espoir est c'qu'il me reste à faire
A l'intérieur l'amour vaut bien que l'on s'y glisse
A l'intérieur mon cri est tout juste une esquisse
C'est la dernière lueur, l'écorce va s'embrasser
C'est la première rancoeur la peur va m'embrasser
Mais à l'intérieur
J'aimerais y croire
A l'intérieur
J'aimerais t'y voir
Jusqu'à la première heure oublier le sublime
Jusqu'à la dernière heure c'est le corps qui scintille
A l'intérieur le sang coulerait pour d'autres veines
A l'intérieur je gagne, à l'intérieur je perds
A l'intérieur les ruines redeviendront des pierres
A l'intérieur je crois que tout est à refaire
C'est l'année du silence
Nulle trace d'aucune croix
A l'intérieur je danse
A l'intérieur je vois
Mais si tu savais ce qu'on y tente
Si tu savais ce qu'on y voit
Toutes les flammes de l'innocence
Sur la crinière d'un feu de joie
J'y ai brûlé mon silence
Et bien à toi
A l'intérieur nul ange, nul être d'aucune sorte
A l'intérieur je crains d'avoir fermé la porte
A l'intérieur est-ce l'âme ou bien la poussière
A l'intérieur je gagne, à l'intérieur je perds
A l'intérieur s'écoule le plus vieil océan
De tristes beautés monstres
Qui m'craignent et qui me hantent
A l'appel du sauvage
Elles répandent de leur danse
L'amour de la chair et le sang des romances
Mais si tu savais ce qu'on y tente
Si tu savais ce qu'on y voit
Toutes les flammes de l'innocence
Sur la crinière d'un feu de joie
J'y ai brûlé mon silence
Et bien à toi"
"A mes amis, à cette rancune
Qui nous fait plus boire les mêmes bières
A mes amis, à cette enclume
Qui nous rattache aux mêmes pierres
Aux souvenirs mal maîtrisés
Aux souvenirs mal répandus
Peut-être exagérés
Voire même jamais vécus
Voire même jamais vécus
Même en étant un peu amer
Même en étant un peu odieux
Tu me le disais déjà mon frère
On est fait pour être vieux
Aux amis sans commentaires
Aux amis peu coléreux
Qui me crachaient de jolis airs
En chantant tout de même un peu
A nos amis de même rivière
Qui se sont noyés peu à peu
Pourquoi se voir pendant les trêves
On ne se voit plus au fond des yeux
Aux souvenirs un peu amers
Aux souvenirs un peu odieux
On vous le dit tout droits et fiers
On se retourne peu à peu
On se retourne peu à peu
A ces amis de passage
A ces amis sans préavis
Qui veulent nous ramener sur le rivage
Nous soustraire à la nuit
A ceux que l'on appelle l'hiver
Que l'on écoute quand on a froid
On préfère toujours se taire
De toute façon personne n'y croit
De toute façon personne n'y croit
Un peu arides, un peu faux frères
En tout cas de moins en moins merveilleux
A la vie qui se resserre
On rêve de moins en moins lumineux
A nos coups bas, à nos revers
A vos pardons, à mes travers
En tous cas de plus en plus ennuyeux
A trop vouloir oublier ses frères
On s'oublie toujours un peu
Aux sourires de remords après des accolades de traîtres
Comme avant, comme hier {x4}"
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